Bio

Depuis toujours, je vois la vie comme un poème, ou une trame sonore qu’on ajuste selon notre humeur ou volonté. Ce merveilleux canevas blanc à notre naissance, se concrétise et se précise avec les années. Étant quelqu’un d’intéressé et de curieux, le mien ressemble à un hybride expérimental; les matières, les odeurs et sons qui y sont greffés sont signe de mon ouverture d’esprit et de ma capacité à essayer diverses choses avant d’y porter mon opinion personnelle. Comme je suis un peu un mouton noir dans mes idées, mon sens créatif, ma sensibilité et mon humour m’ont servi énormément dans la vie.

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Chapitre 1 : J’ai tout d’abord été, à partir de 12 ans, batteur dans plusieurs groupes. Étant autodidacte, ce fut mon école, mon échappatoire. J’ai à mon actif plus d’une centaine de spectacles, 2 albums studio et de la collaboration au niveau d’une trame sonore.

Chapitre 2 : À l’âge de 28 ans j’ai décidé de partir en voyage avec sac à dos. Ce que j’y découvre sur moi et sur le reste du monde fut une réelle transformation humaine ainsi que sur ma confiance et mon assurance. Ma valeur personnelle, mon empathie, ce que je dégage et  la découverte de ce que l’argent ne peut procurer, m’ont donné confiance en la suite, et depuis, je me mets au centre de ma propre vie, je travaille toujours à être une meilleure personne et j’investis en moi, qui est ma propre matière première, la seule sur laquelle j’ai un vrai contrôle.

Chapitre 3 : À 32 ans, je rencontre la femme qui allait changer ma vie. Je n’avais jamais fait de sports de ma vie (jamais = zéro) et j’y découvre auprès d’elle que finalement c’était le sport d’équipe que je n’aimais pas. Toute ma vie j’ai renié le sport parce que je n’étais pas trop habile et que vu que j’avais un léger surplus de poids au primaire, j’étais toujours le dernier choix des équipes.

C’est lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivé de mon premier 10 kilomètres de course à pied que je me suis rendu compte que souvent les seuls limites que nous avons sont ceux que nous nous créons et croyons. Après cet exploit à charge émotive et propulsive, je me suis mis à me donner des défis de plus en plus gros. Jusqu’au couronnement de tout mes efforts . 21,1 km,  Marathon, etc. Je rencontrai des gens motivés qui veulent aider les gens à progresser, le bien fait physique, mais surtout psychologique que m’a mis au défi de faire un demi-ironman (1,9 km de natation, 90 km de vélo, 21,1 km de course, un après l’autre la même journée). J’ai dit oui sans réfléchir, surtout que j’avais peur de l’eau et que je ne savais pas nager et je n’avais jamais fait de vélo comme sport, mais seulement comme moyen de transport. Bref j’ai pris les moyens qu’il faut, je me suis informé, intéressé, j’ai fait des sacrifices, j’ai appris constance, discipline, choix et priorité. 9 mois plus tard, je réussis le défi qu’on m’avait lancé. Pas façon compétitive, mais plus tôt à la façon Pascal (Bucketlist).

Le même ami, 3 mois plus tard, me lance le défi ultime de faire un «Full Ironman» (le double des distances du demi). J’accepte, inconscient de ce que ça prend pour y parvenir. C’est à Tremblant, le 17 août 2015, âgé de 37 ans qu’après 14 heures 04 minutes d’efforts que j’entends «Pascal Cimone, you’re an Ironman.». Par la suite, ma philosophie changea car maintenant je sais que rien n’est impossible.

Chapitre 4 : Cela faisait 10 ans que je travaillais pour mon père. J’avais un emploi assuré, qui ne me satisfaisait plus; premièrement je n’évoluais plus, mais surtout j’avais un besoin viscéral de savoir ce que je valais vraiment en dehors de la compagnie paternelle. Je décidai sur un coup de tête mais appuyé par la confiance de la réussite de mon Ironman, de quitter l’emploi pour de l’inconnu avec comme seule arme la conviction.

Chapitre 5 : Je trouvai pas mal les réponses à mes questionnements chez Héma-Québec, une compagnie qui a des valeurs qui me ressemblent et d’où je peux, grâce à la taille de la cie, voir que même si je ne suis pas “le fils de”, je peux très bien tirer mon épingle du jeu.  J’y suis apprécié pour ma personne et je fais la différence dans les équipes avec lesquelles je travaille. J’apprends beaucoup la discipline et la rigueur au travail dû aux normes élevées de qualité de la compagnie. Cependant, je travaille sur disponibilité, donc je ne peux plus avoir de passe-temps artistiques; j’arrête donc de jouer de la musique, conséquence directe du travail sur appel. Comme objectif je me suis dit que cette compagnie syndicale allait me permettre d’atteindre des postes intéressants avec le temps. Mais voilà, je suis pris dans une roue à la merci du tempo de l’ancienneté et non des compétences ou des motivations des individus. J’ai la fougue de vouloir évoluer mais coincé dans un système qui ne me le permet pas me rend de plus en plus malheureux. J’applique sur un autre poste dans la compagnie qui me permettra au moins d’avoir un horaire stable,  ce qui me permettrait au moins de recommencer mes activités, car le besoin de création est toujours présent et aussi fort. Avec les années je sais quels sont mes outils de prédilection et comment les utiliser; je n’ai pas peur de recommencer sur une feuille blanche et même que cette perspective m’allume beaucoup.

Chapitre 6 : Dans un moment de questionnement profond et d’insatisfaction, avec un cumul d’introspection, j’en suis venu à me dire que je ne serai heureux qu’à mon compte. J’ai besoin de créer, d’améliorer la vie des autres et la mienne par le fait même, de contribuer du mieux que je peux avec ce qu’il me reste de vie pour faire à ma façon une différence dans la vie des gens. Je sais que j’ai les aptitudes pour faire de grandes choses et que ma tête regorge d’idées aussi loufoques que créatives. Depuis j’ai cette voix en dedans de moi qui me dit de prendre l’opportunité, car je crois que rien n’arrive pour rien. Cette fois j’ai beaucoup à perdre, mais je sais aussi que j’aurais beaucoup à gagner personnellement et pour mon bonheur de dépassement, d’épanouissement et d’entreprendre.

Tout comme avant 33 ans je ne m’étais jamais vu comme un sportif,  et j’ai pourtant réussi un des plus gros défis sportifs du monde, je crois qu’avant 39 ans (l’âge que j’ai maintenant) j’avais rejeté mon côté carriériste, car je ne voulais pas être comme mon père (introspection). Je me rends maintenant compte que je suis passé à côté de quelque chose. Je sais qu’il n’est pas trop tard, et qui sait, je réaliserai peut-être des exploits tels que ceux réalisés en sport, mais cette fois côté carrière.

Pascal Cimone