#11 inFUSÉE

Ma tasse se remplit à coup de pluie.

De chauds jets augmentent le volume total de mon récipient favori.

Que de vécu représente cette pièce de céramique !

Elle est en Glaise, faite en Angleterre.

Elle peut contenir à ma guise, tout ce que je décide d’y mettre, élixir ou poison !

Je suis le maitre de cette terre cuite !

Je peux m’en occuper ou l’ignorer.

Je peux aussi la briser, la recoller et également la comparer.

Mais peu importe ce que je choisis d’en faire,

Ça m’appartient, car même la plus belle d’entre tous a une poignée dans le dos.

Tel un chercheur, je fais un Christophe Colomb de moi.

Je parcours mon monde intérieur pour trouver les meilleurs ingrédients et je ne tolère que la qualité supérieure.

La route des épices de ma vie me pousse à explorer des endroits sombres ainsi que des merveilles enfouies sous une montagne de conjectures inutile aujourd’hui.

Croyant avoir tout vu, tout vécu, je rêve d’apesanteur.

Dans mon Spoutnik quotidien, je me questionne sur le vide, sur l’infini.

Un jour, je décollerai, je suivrai MA trajectoire galactique imaginaire !

Puis après dépressurisation, j’y installerai mes pions à coup de satellites stratégique.

J’aurai l’impression de faire partie d’un tout, des systèmes, solaires ainsi que lunaires.

Moi, qui ai un blocage avec l’ordre et la structure, ne pourrai pas blâmer HOUSTON si j’ai un problème, car j’aurai moi-même choisi de suivre mon étoile filante.

De là-haut, j’observerai c’est immense flaque d’eau.

Tout en repensant au jour ou assis, contemplant la pluie, je décidai me de faire infuse un thé !

#10 Bill-Paul_R

« Vous savez beaucoup plus de choses que vous savez que vous savez ! » Milton Erickson

Je suis assis, sur 2 polarités, telle une bombe sous mes fesses. J’ai, dans la main droite, un verre que j’associe trop souvent à relaxation, social et opportunités. Ce nectar céréalier est synonyme pour moi de tant de bonheur, étant quelqu’un qui carbure aux relations humaines. Telle une voiture je me sens prisonnier non pas par un combustible fossile, mais bien pris dans l’engrenage liquéfier d’un problème solidement ancré. Dans la main gauche, je tiens mon destin, la clé qui me permettra d’atteindre mon objectif de vie. Entre les 2, une ligne imaginaire d’autruches s’aligne et fixe dans l’immobilité toute tentative de mouvement aidant.

Je sais trop bien quoi faire, mais l’intention positive derrière ce comportement qui peut être destructeur est plus fort que le bienfait projetée dans un futur incertain ! Le martèlement inconscient acquis volontairement ou non, du besoin de vivre dans le moment présent est autant pour moi force que faiblesse.

L’idée derrière l’idée devant est souvent un frein à toute progression sur le chemin de la vie. J’évoluais, avant, mais je n’avançais pas. Pourtant, plus je m’élevais en altitude, plus la route que j’avais à parcourir me semblait longue et sans fin. À la vitesse grande V, je montais au rythme de mes espérances. L’hypoténuse de mes objectifs me paraissait si loin cependant, je n’avais qu’à regarder le chemin déjà parcouru pour réajuster mes attentes. De les morceler en petites étapes qui seraient de lilliputiennes victoires. Ce qui me donnerait confiance et me permettrait d’avancer, de façon permanente avec assurance et conviction. Tout en revalidant, pas après pas, de nouvelles données qui pourrais faciliter mon voyage vers mon mieux-être. L’excursion au centre de moi-même.

Jamais je n’aurais cru que ce serait si compliqué franchir une distance de 5 pieds 6!

#07 Eau-Canada

En ce jour de pluie, je revis!

Au lieu de me dire que c’est un temps de merde, j’ajuste ma météo intérieure. Ce qui me donne une tout autre perspective, celle que cette pluie est en train de nettoyer nos rues, faire fondre la neige pour laisser place a un nouveau départ, tout propre, tout beau. Certes pas parfait, mais ça sera une nouvelle perception qui, si je n’en suis pas satisfait, me permettra de me responsabiliser et de créer, en compagnie de ma créativité, des conditions gagnantes pour travailler sur ce que je peux changer et laisser tomber ce que je ne peux pas !

Depuis bien trop longtemps, je tourne en ronds en sachant très bien, au fond de moi, ce que je veux et ce que je dois faire de ma vie ! Ce que j’ai dans mes veines, ce qui revient en boucle, ce que je ne peux m’empêcher de faire, ce qui me passionne, mon don, celui d’aider les gens à atteindre leur plein potentiel et partager ce que j’apprends au quotidien pour accompagner ceux-ci sur un chemin ou j’ai déjà mis pied.

J’accorde du crédit a l’expérience de vie et je vis pour pouvoir enrichir quotidiennement ces expériences pour mieux les ingérer et disséquer de façon intuitive pour finalement vous les vulgariser selon ma vision du monde qui est surement et heureusement, pour les 2, différente de la vôtre !  

Bref, L’homme de faire est de retour !

Pascal !

#05 Simplement Merci

Chante (la la la la la)
la vie chante (la la la la la)
Tout est meilleur quand on chante (la la la la la)
Oui, oui, chante (la la la la la) — René Simard

https://www.youtube.com/watch?v=mU4PCU-O5cg

C’est amusant, car j’ai cette chanson en boucle dans ma tête, et ce sans l’avoir dernièrement entendue.

Aujourd’hui, j’ai envie de légèreté dans mon écriture. Je ne me sens pas trop introspectif, mais plutôt reconnaissant. Oui, ça semble simpliste, galvaudé ou même quétaine, cependant, écrire du positif sans focaliser sur le négatif est magique. Je veux juste rendre grâce à ce que j’ai de bien dans ma vie. Abracadabra!

*Ici, j’emploierai le mot «la vie» pour distinguer ce qui est plus grand que moi. Vous pouvez le remplacer par ce dont vous avez envie.

Je voulais commencer par remercier mon amoureuse qui m’appuie et m’encourage depuis plus de 8 ans, peu importe mes projets de fou ou mes états d’âme. Un gros merci aussi de m’avoir fait connaître ce qu’est une vie de famille avec tes 2 beaux enfants. Je n’en voulais pas lorsque je t’ai rencontré et je n’en désire toujours pas, mais j’apprécie être avec les tiens que je considère maintenant comme les miens. J’apprends beaucoup sur moi et j’essaie tous les jours d’être un meilleur PAPAscal.

Merci à tous mes vrais ami(e)s; vous faites une différence et je vous aime.

Merci aux gens que je côtoie, de près ou de loin. Que vous soyez des connaissances, des contacts ou des vestiges de relations passés, c’est en partie avec votre aide que j’ai pu élargir mon champ de vision et découvrir tant de belles choses.

Merci à la vie qui depuis quelque temps me fait comprendre à quel point je me prenais au sérieux dans mon désir d’être plus parfaits que ma conception même de la perfection. Merci de m’avoir fait redécouvrir la personne extraordinaire que je suis et la joie de se comparer à personne d’autre que moi-même, car je ne suis pas meilleur ni pire que personne. Je suis moi.

Merci, papa, de m’avoir, malgré les circonstances, fait goûter à celui que tu es vraiment et surtout de nous avoir pardonné de ne pas nous être compris et d’être passés tous les 2 à côté des êtres fantastiques que nous sommes. Je suis reconnaissant du temps de qualité que nous partageons et de la richesse de ton parcours que tu m’as transmis. Je suis fier d’être ton fils.

Merci à ma famille de s’être rapprochée de moi, de nous avoir ouvert les yeux à la beauté et la force que chacun de nous avons dans nos différences. Chacun de nous est une pièce qui, un coup emboîté, crée l’unicité et complète ce complexe casse-tête familial.

Merci aux synchronicités de la vie qui me convainc que je suis sur mon x et me rappelle que je ne suis pas mon égo. Avant je disais que j’étais un «batteur», un «athlète», un «tdha», etc. Maintenant, je peux dire que je suis Pascal, un gars qui aime la musique et qui joue de la batterie, un individu motivé par les défis, un homme qui a une pensée arborescente due à son déficit d’attention. Je fais le ménage de mes anciennes croyances et ça fait de la place en moi pour du renouveau positif. Je vois maintenant mes faiblesses d’un nouvel œil. Au lieu de me taper sur la tête parce que je ne suis pas comme un tel ou une telle, j’essaie de voir les avantages d’être tel que je suis.Si j’ai vraiment envie de m’améliorer, je le prends comme un défi que j’entame à coup de petites victoires consécutives. Je me rends compte de plus en plus que c’est être dans l’action qui me rend heureux.

La conscience sans l’action mène à la dépression! — Déclic

Merci à vous qui me lisez. Vous m’aider à votre façon à me rapprocher de mon rêve et aussi me permettez de ne pas être parfait et d’avoir la chance de pouvoir m’améliorer. Votre feedback est une ressource très importante pour moi.

Merci au soleil de s’être pointé le bout du nez dernièrement. Tu m’énergises et me remplis de joie.

Ça va bien
Même quand il pleut
Le soleil me tend la main
Ça va bien
Ça va si bien
Comme la vie me donne faim!
Ça va bien — Kathleen

https://www.youtube.com/watch?v=Ka7Mjrp078k

#04 CHUM-mio Terre-(pas)Happy

«On ne naît pas homme. On le devient!»

Voici des paroles qui résonnent en moi en ce moment. Elles viennent d’un vieux sage. Je l’observe, sur son lit d’hôpital, une aiguille plantée dans la poitrine, un « PICC line». L’infirmière est prête à lui injecter le poison. Celui qui est censé tuer le tueur. Celui dont, le nom est malheureusement trop souvent mentionné. Cet homme en est à son 81e traitement. Ici, aux dires du personnel des soins palliatifs, le record est de 88. Ce baby-boomer philosophe, je le trouve beau, c’est normal, j’y ressemble comme 2 gouttes d’eau! Malgré le fait qu’il vieillisse et maigrisse à vue d’œil, pour moi, c’est avec amour et admiration que je regarde celui qui vous permet de me lire en ce moment et même, ultérieurement. Je t’aime papa.

Avant de continuer, laissez-moi vous raconter le déroulement de la journée de mes 40 ans. C’était samedi passé. Bref, j’étais en plein exercice d’hypnose ericksonienne lorsque, l’apprenant, me répètent avec exactitude les paroles que je lui ai dit préalablement. La précision et le tranchant de ses mots qui sont en fait les miens ont d’une certaine façon fait Hara-kiri et traverse enfin mon armure. Au lieu que ce soit du sang qui coula, ce fut un flot de larmes. Pour commencer, comme un robinet qui voulait m’infliger le supplice de la goutte d’eau. Par la suite, la chapelure s’est métamorphosée en cascade comme celle de Skógafoss, souvenir d’Islande à l’automne 2016. Révélation! C’était la première fois de ma vie que je me suis ému de l’être que je suis. Je vivais une sympathie et empathie réelle envers moi-même. Le sauveur compulsif que je suis a eu envie de s’appliquer sa propre médecine et de se sauver lui-même! Ce fut toute une claque dans la face! Ma joue droite, rouge de douleur et d’humilité. En bon sadomasochiste envers moi, j’ai tout de suite eu envie d’offrir la gauche. J’étais conscient intellectuellement que j’étais dur avec moi. Mais, aussitôt que je commençais à être un peu plus doux et plus dans le cœur, mon ego me convainquait que je méritais tous les châtiments et maltraitances que je m’imposais à tort. Ce fut vraiment un super cadeau qu’en quelque sorte je me suis permis de m’offrir pour mes 40 ans, car maintenant que je sais, je ne peux plus faire semblant que je ne sais pas.

Le parcours entamé depuis le début de l’écriture de ce blogue commence à faire aussi son bout de chemin. Je m’aime déjà plus actuellement qu’hier, ce qui est pour ma part très encourageant et surtout motivant. J’ai réalisé quand m’aimant plus, je vous aime moins. Je m’explique. En assumant mes choix et en me privilégiant, je ne fais plus (essaie de ne pas faire) des choix en espérant avoir une rétroaction positive, pour nourrir un manque d’amour à moi que j’éprouve par, la reconnaissance que vous m’apportez. Oui, j’aime toujours avoir celle-ci, mais, si vous avez envie de me l’offrir gratuitement, je la prends volontiers. Comme si je désire de vous partager, mon amour sans attente, prenez-le et savourez-le, car vous saurez qu’il est vrai, gratuit et sincère. Ce n’est pas qu’avant il ne l’était pas, mais bien que maintenant, il l’est pour les bonnes raisons.

Revenons à aujourd’hui. J’ai suis allé chercher le paternel pour aller déjeuner avec lui. J’ai eu une sublime et enrichissante conversation, je lui ai avoué que si j’avais un si gros besoin de reconnaissance et une si grosse frustration d’échouer. C’est parce que j’ai toujours voulu qu’il soit fier de moi. Sachant que l’école est importante pour lui, et que je ne réussissais pas aussi bien que je le devrais. C’est comme si j’avais enregistré que, si je ne suis pas suffisamment bon académiquement, donc, je ne mérite pas ma reconnaissance, ma fierté, car tu n’es pas assez bon pour en être digne. Je sais aujourd’hui que ce n’était pas du tout le sens du message, mais quand même cela a teinté les 40 premières années de ma vie.

Je travaille fort, pour me défaire de ces croyances limitantes là. Bien que je sais qu’elles sont nuisibles, elles sont persistantes les maudites. Bref, quelle libération de lui dire! Particulièrement, car je me suis responsabilisé en ne l’accusant pas du malheur que j’entretiens depuis jadis. Ce n’est pas de sa faute si j’ai compris ces mots-là avec mon jugement d’enfant. Ça doit être ça, un cerveau-lent!

Par la suite, à l’hôpital, je lui ai lu les 3 blogues (#01 M. Remise en Question!, #02 Méta-Phare et #03 moins fois moins égale plus {– X —=+}) que j’avais écrits depuis maintenant 2 semaines. C’est à ce moment-là qu’il m’a sorti la citation du début de celui-ci.

Voilà pour aujourd’hui.

*Merci de me permettre de vivre tout ça pour m’aider à me pardonner et à me solidifier pour la suite.

#03 Moins fois moins égale plus {-X-=+}

En arithmétique, lorsqu’on multiplie 2 nombres négatifs ensemble cela donne un positif. Partant de cette vérité mathématique, pourquoi ne pas faire le même raisonnement au stade de mes faiblesses? Comme avec les statistiques, les chiffres sont interprétables alors, faisons-les parler à mon avantage!

Suite à l’écriture de mon article M. Remise en question!, je me suis rendu compte que je me connaissais vraiment bien. Je n’ai eu aucune difficulté à identifier mon côté sombre, faible et mes failles personnelles. Cependant, après relecture, j’ai réalisé a quel point je suis exigent et sévère envers moi. Autant que j’ai pu être mon meilleur ami, j’ai été mon pire ennemi. Je me suis créé une tonne de croyances limitatives qui comme son nom l’indique, ne sont pas très aidantes pour moi. J’en ai marre de «toujours» focusser sur mes faiblesses ainsi que sur le négatif! J’ai dernièrement compris que le bonheur passe inévitablement par vouloir ce qu’on a déjà alors, je vais refaire l’exercice d’écriture effectué précédemment, mais de façon optimiste.

Je possède d’extraordinaires qualités et je suis vraiment content que mon manque de confidence n’atteigne pas mon identité profonde. J’aime la personne que je suis aujourd’hui, celle que je me suis forgé toute la vie par des événements objectifs et subjectifs qui de toute façon font maintenant partie de mon passé.

Depuis «toujours», je vois la vie comme un poème, ou une trame sonore que j’ajuste selon mon humeur ou ma volonté. Ce merveilleux canevas blanc à notre naissance se concrétise et se précise avec les années. Étant quelqu’un d’intéressé et de curieux, le mien ressemble à un hybride expérimental; les matières, les odeurs et les sons qui y sont greffés sont signe de mon ouverture d’esprit et de ma capacité à essayer diverses choses avant d’y porter mon opinion personnelle. Comme je suis un peu un mouton noir dans mes idées; mon sens créatif, ma sensibilité et mon humour m’ont servi énormément dans la vie.

Chapitre 0 : J’ai eu la chance d’être prémédité, de naître de 2 bons parents aimants. Je n’ai jamais manqué de rien sur le plan matériel. Les 2 premiers paliers de la pyramide de Maslow y étaient comblés. Mes besoins physiologiques ainsi que ceux de sécurité m’ont suffi jusqu’à l’adolescence. Je me sentais quand même différent des gamins que je côtoyais. En fait, je ne me suis «jamais» considéré comme un enfant. Je n’aimais pas jouer, je trouvais les autres de mon âge «bébé», je préférais être avec les adultes et déjà à cette époque, je réussissais à avoir une conversation «intelligente» avec des gens beaucoup plus vieux que moi. J’étais tranquille, le genre d’enfant pas turbulent, qui passait son temps assit dans son lit à écouter sa chanson préférer « Funky Town »  sur son petit tourne-disque Fisherprice. La musique a été mon échappatoire et plus tard, tout en comblant mon besoin d’appartenance, elle fut mon défoulement et même, l’identité que je me décernais.

Chapitre 1 : J’ai tout d’abord été, à partir de 12 ans, batteur dans plusieurs groupes de musique. Étant autodidacte et intuitif, ce fut mon école, mon échappatoire. J’ai à mon actif plus d’une centaine de spectacles, 2 albums studio et de la collaboration sur une trame sonore. J’ai fait la première partie de plusieurs formations de renommé Internationnal dont : Motorhead, In Flames, Anthrax, Soilworks, Dark Tranquility. Ce fut ma période heavy métal.

Chapitre 2 : À l’âge de 28 ans, j’ai décidé de partir en voyage avec sac à dos. Ce que j’y découvre sur moi et sur le reste du monde fut une réelle transformation sur le plan humain ainsi que sur ma confiance et mon assurance. Ma valeur personnelle, ma sympathie, ce que je dégage et le constat de ce que l’argent ne peut procurer, m’ont donné foi en la suite de mon histoire. Depuis, je me mets au centre de ma vie, je travaille toujours à être une meilleure personne et j’investis en moi, qui suis ma propre matière première, la seule sur laquelle j’ai un vrai contrôle.

Chapitre 3 : À 32 ans, je rencontre la femme qui allait changer mon destin. Je n’avais jamais fait de sports de ma vie (jamais = zéro) et j’y découvre à ces côtés que finalement, c’était le sport d’équipe que je n’aimais pas. Depuis ma naissance, j’ai renié le sport parce que je n’étais pas trop agile et que vu que j’avais un léger surplus de poids au primaire, j’étais toujours le dernier choix des équipes.

C’est lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée de mon premier 10 kilomètres de course à pied que je me suis rendu compte que souvent les seules limites que nous avons sont ceux que nous nous créons et croyons. Après cet exploit à charge émotive et propulsive, je me suis mis à me donner des défis de plus en plus gros. Jusqu’au couronnement de tous mes efforts! C’est à Tremblant, le 16 août 2015, âgé de 37 ans, qu’après 14 heures 04 de souffrance que j’entends avec fierté «Pascal Cimone, you’re an Ironman.». Par la suite, ma philosophie changea, car maintenant je sais que rien n’est impossible.

Chapitre 4 : Cela faisait 10 ans que je travaillais dans l’entreprise familiale. J’avais un emploi assuré, qui ne me satisfaisait plus; premièrement, je n’évoluais plus, mais surtout j’avais un besoin viscéral de connaitre ce que je valais vraiment en dehors de la compagnie paternelle. Je décidai sur un coup de tête, mais appuyé par la confiance de la réussite de mon Ironman, de quitter l’emploi pour sauter à pieds joints vers l’inconnu avec comme seule arme, la conviction que je fais le bon choix.

Chapitre 5 : Le destin m’emmena depuis chez HQ. J’y suis prisé pour mon authenticité et je fais la différence dans les équipes avec lesquelles je travaille. J’apprends beaucoup la discipline et la rigueur due aux normes élevées de qualité de la compagnie. Cependant, je travaille sur disponibilité, donc je ne peux plus assouvir ma passion artistique; j’arrête donc de jouer de la musique, conséquence directe d’un emploi sur appel. Comme objectif, je me suis dit que cette compagnie syndicale allait me permettre d’atteindre des postes intéressants avec le temps. Mais voilà, je suis esclave d’une roue, à la merci du tempo de l’ancienneté et non des compétences ou des motivations des individus. J’ai la fougue de vouloir évolué, mais coincé dans un système qui n’adhère pas à mon idéologie et cela m’apporte un crescendo malheureux.

J’ai postulé pour un autre poste dans la compagnie qui me dispensera au moins d’avoir un horaire stable, ce qui m’a permis de reprendre mes activités, car le besoin de création est toujours présent et aussi fort. Avec les années, je connais quels sont mes outils les plus efficaces et la manière optimale de les utiliser; je n’ai pas peur de recommencer sur une feuille blanche et même que cette perspective m’inspire beaucoup.

Chapitre 6 : Dans un moment de questionnement profond et d’insatisfaction, avec un cumul d’introspection, j’en suis venu à me dire que je ne serai heureux qu’à mon compte. J’ai besoin de créer, d’améliorer la condition des autres et la mienne simultanément, de contribuer du mieux que je peux avec ce qu’il me reste de vie pour faire à ma façon, une différence dans celle des gens. Je sais que j’ai les aptitudes pour faire de grandes choses et que ma tête regorge d’idées aussi excentriques que créatives.  

Tout comme avant mes 33 ans je ne m’étais jamais vu comme un sportif, je crois qu’avant 39 ans j’avais rejeté mon côté carriériste, par rébellion patriarcale. Je me rends maintenant compte que je suis passé à côté de quelque chose que j’avais en moi. Il n’est jamais trop tard! Qui sait, j’accomplirai peut-être des exploits tels que ceux réalisés en sport, mais, cette fois, dans ma sphère carrière?

 

Comme vous voyez, le besoin d’estime et d’accomplissement est ma quête absolue depuis longtemps.

À suivre.

 

 

#02 Méta-Phare

Je vois déjà une transformation s’opérer en moi. C’est fou comment juste le fait changer ma perception et me responsabiliser a un effet libérateur et positif sur mon moral. Effet boule de neige sur mon niveau de bonheur du jour. Je me rends compte que si j’attends que les choses changent par elle même, ça ne va qu’entraîner déception et frustration face à mon impuissance d’agir sur les événements extérieurs de moi qui sont hors de mon Control.

Aujourd’hui, j’ai fais comme si. Comme si j’étais quelqu’un qui ne jugeait pas, comme si je découvrais et redécouvrais les personnes que je rencontre; avec un nouvel œil. J’essaie de comprendre la personne en face de moi et de quelle planète elle vient. Sur cette planète, je suis explorateur, je suis admiratif des différences avec la mienne et surtout je ne cherche pas d’avoir une intention sur l’autre par apport à mon vécu et expériences personnelles. J’expérimente l’accueil l’autre tel qu’il est. De belle parole mainte fois entendue qui est certainement plus facile à dire qu’à faire, mais lorsqu’on se prête au jeu, les bienfaits sont presque instantané.

Bref, je me sens plus léger et moins frustré d’une situation, qui était non satisfaisante pour moi. C’est sur que c’est qu’un début et que c’est un «work in progress». Cette maison que j’habite depuis le 28 avril 1978 possède d’excellentes fondations et j’en suis extrêmement reconnaissant. Maintenant je travaille à ériger la charpente. Le toit et design intérieur a mon gout du jour suivront successivement. Le constructeur que je suis s’assure qu’il y ait que des matériaux de première qualité qui y rentre, que les normes de sécurité y sont respectées à la lettre et que le plan ai été bien pensé pour le présent, mais aussi pour le futur que je désire. Ce chantier ne passera pas à la commission Charboneau. Car, aucune appelle d’offre ni plus bas soumissionnaire n’aura sont mot à dire. Je désire que cette maison soit ma demeure. Un phare qui éclaire ma vie.

#01 M. Remise en Question!

Depuis plus de 10 ans, je passe mon temps à me questionner sur le sens de la vie et surtout le sens de MA VIE. C’est drôle, car à force de m’interroger, je m’éloigne de qui je suis réellement. Du moins, de celui que je crois être vraiment ! L’être que je me suis forgé depuis bientôt 40 ans. La personne qui découle de mes désirs, de mes déceptions, de mes rêves, de mes aspirations, des croyances et valeurs que j’ai « achetées » consciemment ou inconsciemment. Je suis celui qui ne voulait pas être comme ses parents, mais qui dans le fond l’est plus qu’il le croyait. Je suis celui qui se compare pour trouver où je me situe, mais qui passe son temps à se trouver pas assez bon, sous la moyenne. Je suis celui qui souffre d’injustice et qui est un puits sans fond de reconnaissance jamais combler. Je suis celui qui aime tout le monde et qui rêve en secret que tout le monde l’aime, mais qui n’a pas envie de se changer pour plaire au monde; je veux être aimé pour qui je suis. En fait, je ne veux pas être détesté. Je ne comprends pas pourquoi et ça me fait de la peine. J’ai forgé ma vie à faire le gentil. À passer les autres avant moi. J’ai le syndrome du sauveur, je déteste voir les gens qui sont tristes et qui souffrent, car ça me ramène à ma propre souffrance. J’ai longtemps cru que j’étais un genre de superhéros qui contribuerait à la diminution de la souffrance humaine. Je me rends bien compte, avec déception, que je ne peux sauver personne d’autre que moi. Celui que j’ai négligé, celui que j’ai jugé, celui que j’ai haï de ne pas être à la hauteur de mes attentes irréalistes. J’ai cru qu’en travaillant sur moi que ça ne pourrait que s’améliorer constamment. J’ai lu, essayé et cru. J’y ai vraiment cru! Je me suis sortie de ma zone de confort pour me prouver à moi-même que je suis quelqu’un d’admirable et que ce n’est pas vrai que mes efforts ne valent rien. J’ai fait des défis de fou (full Ironman, ultra-marathon, etc.) et malgré tout ça, je suis incapable de m’approprier mes victoires. Je ne mets l’accent que sur mes échecs et sur le négatif qui sont selon moi, le reflet de mes incapacité. Malheureusement, elles renforcent ma croyance que je ne suis pas bon et spécial. Alors mon raisonnement est comme suit «si je suis incapable de faire ce que la moyenne des gens est capable de faire alors, tout le monde est capable de faire les choses extraordinaires que je fais ».

Aujourd’hui avec vous, je n’essaie pas de faire pitié ou de me justifier, mais juste d’être honnête avec moi en vous partageant ma vulnérabilité. J’ai envie de me sortir de ma zone de confort avec ce blogue. Premièrement, j’ai toujours eu envie de partager mes connaissances et mes aspirations avec les gens que je côtoie ou non. Je rêve en cachette d’écrire un jour un livre. Je crois que je suis un leader a ma façon et que mon cheminement peut en inspirer plusieurs. Je me suis moi-même inspiré le plus souvent avec des gens auxquels je pouvais m’identifier. Bref, c’est avec mes peurs de me faire juger, de me faire critiquer, de ne pas être bon, d’avoir le syndrome de l’imposteur que je vais m’exposer a vous. Pas pour combler mon égo, mais bien comme auto thérapie. J’étais inconsciemment incompétent en blogue et écriture alors mon parcours que j’entreprends présentement fera de moi quelqu’un de consciemment incompétent pour finir inconscient compétent.

Il est vrai que le changement ne vient jamais d’une situation agréable. Les prises de décisions viennent d’événements forts, traumatisants qui nous poussent à nous remettre en question. Être tellement écœuré de sa situation qu’on a d’autres choix que de changer. Que ce soit pour ne plus souffrir ou pour obtenir un bienfait d’une situation, le changement est inévitable. Celui pour qui une prise de conscience forte bouleversera sa vie et qui voudra bien prendre le lead de son destin en se responsabilisant face à ses décisions atteindra le futur qu’il désire.

Pour ma part, un burnout, un deuil qui s’en vient (le premier que je vivrai) et la fameuse crise de la quarantaine poussé par une prise de conscience de l’urgence d’être heureux dans le moment présent sont la résultante de ce que je vis en ce moment. Jamais je n’ai senti l’appel au bonheur si fort, jamais je n’ai eu autant de questionnement sur mes propres démarches. Et si j’avais tout faux ? Si ce que je croyais une certitude de mon cheminement me ramenait à la case départ? À force d’intellectualiser tout ce que je vis et de me questionner, je ne fais que me perdre mentalement, ce qui ne me permet pas d’être dans l’action, car je ne suis pas dans le moment présent. Comme j’ai tendance à osciller, ma perception personnelle de moi entre le passé et le futur, sans passer par le présent, il en résulte que je bascule entre la dépression et l’angoisse et l’anxiété.

J’ai dernièrement fait l’inventaire de mes valeurs profondes et j’ai envie de vivre en harmonie et surtout en cohérence avec celles-ci. J’ai besoin de reconnecter avec elles. : Amour de soi, Justice, Donner, Respect, Liberté et me Réaliser.

L’idée qui sous-tend le titre de ce blogue vient d’une discussion avec une de mes amies (merci MFL2) sur mes bulles et les multiples projets de ma vie. Il est vrai que je suis toujours en train de me questionner et d’essayer de nouvelles choses pour voir si c’est bon pour moi. J’ai toujours l’espoir que, lorsque je reviens à ma réalité, ma vie aille pour le mieux avec les leçons nouvellement acquises. Cependant, ma réalité et mes vieux patterns reviennent la plupart du temps.