#05 Simplement Merci

Chante (la la la la la)
la vie chante (la la la la la)
Tout est meilleur quand on chante (la la la la la)
Oui, oui, chante (la la la la la) — René Simard

https://www.youtube.com/watch?v=mU4PCU-O5cg

C’est amusant, car j’ai cette chanson en boucle dans ma tête, et ce sans l’avoir dernièrement entendue.

Aujourd’hui, j’ai envie de légèreté dans mon écriture. Je ne me sens pas trop introspectif, mais plutôt reconnaissant. Oui, ça semble simpliste, galvaudé ou même quétaine, cependant, écrire du positif sans focaliser sur le négatif est magique. Je veux juste rendre grâce à ce que j’ai de bien dans ma vie. Abracadabra!

*Ici, j’emploierai le mot «la vie» pour distinguer ce qui est plus grand que moi. Vous pouvez le remplacer par ce dont vous avez envie.

Je voulais commencer par remercier mon amoureuse qui m’appuie et m’encourage depuis plus de 8 ans, peu importe mes projets de fou ou mes états d’âme. Un gros merci aussi de m’avoir fait connaître ce qu’est une vie de famille avec tes 2 beaux enfants. Je n’en voulais pas lorsque je t’ai rencontré et je n’en désire toujours pas, mais j’apprécie être avec les tiens que je considère maintenant comme les miens. J’apprends beaucoup sur moi et j’essaie tous les jours d’être un meilleur PAPAscal.

Merci à tous mes vrais ami(e)s; vous faites une différence et je vous aime.

Merci aux gens que je côtoie, de près ou de loin. Que vous soyez des connaissances, des contacts ou des vestiges de relations passés, c’est en partie avec votre aide que j’ai pu élargir mon champ de vision et découvrir tant de belles choses.

Merci à la vie qui depuis quelque temps me fait comprendre à quel point je me prenais au sérieux dans mon désir d’être plus parfaits que ma conception même de la perfection. Merci de m’avoir fait redécouvrir la personne extraordinaire que je suis et la joie de se comparer à personne d’autre que moi-même, car je ne suis pas meilleur ni pire que personne. Je suis moi.

Merci, papa, de m’avoir, malgré les circonstances, fait goûter à celui que tu es vraiment et surtout de nous avoir pardonné de ne pas nous être compris et d’être passés tous les 2 à côté des êtres fantastiques que nous sommes. Je suis reconnaissant du temps de qualité que nous partageons et de la richesse de ton parcours que tu m’as transmis. Je suis fier d’être ton fils.

Merci à ma famille de s’être rapprochée de moi, de nous avoir ouvert les yeux à la beauté et la force que chacun de nous avons dans nos différences. Chacun de nous est une pièce qui, un coup emboîté, crée l’unicité et complète ce complexe casse-tête familial.

Merci aux synchronicités de la vie qui me convainc que je suis sur mon x et me rappelle que je ne suis pas mon égo. Avant je disais que j’étais un «batteur», un «athlète», un «tdha», etc. Maintenant, je peux dire que je suis Pascal, un gars qui aime la musique et qui joue de la batterie, un individu motivé par les défis, un homme qui a une pensée arborescente due à son déficit d’attention. Je fais le ménage de mes anciennes croyances et ça fait de la place en moi pour du renouveau positif. Je vois maintenant mes faiblesses d’un nouvel œil. Au lieu de me taper sur la tête parce que je ne suis pas comme un tel ou une telle, j’essaie de voir les avantages d’être tel que je suis.Si j’ai vraiment envie de m’améliorer, je le prends comme un défi que j’entame à coup de petites victoires consécutives. Je me rends compte de plus en plus que c’est être dans l’action qui me rend heureux.

La conscience sans l’action mène à la dépression! — Déclic

Merci à vous qui me lisez. Vous m’aider à votre façon à me rapprocher de mon rêve et aussi me permettez de ne pas être parfait et d’avoir la chance de pouvoir m’améliorer. Votre feedback est une ressource très importante pour moi.

Merci au soleil de s’être pointé le bout du nez dernièrement. Tu m’énergises et me remplis de joie.

Ça va bien
Même quand il pleut
Le soleil me tend la main
Ça va bien
Ça va si bien
Comme la vie me donne faim!
Ça va bien — Kathleen

https://www.youtube.com/watch?v=Ka7Mjrp078k

#04 CHUM-mio Terre-(pas)Happy

«On ne naît pas homme. On le devient!»

Voici des paroles qui résonnent en moi en ce moment. Elles viennent d’un vieux sage. Je l’observe, sur son lit d’hôpital, une aiguille plantée dans la poitrine, un « PICC line». L’infirmière est prête à lui injecter le poison. Celui qui est censé tuer le tueur. Celui dont, le nom est malheureusement trop souvent mentionné. Cet homme en est à son 81e traitement. Ici, aux dires du personnel des soins palliatifs, le record est de 88. Ce baby-boomer philosophe, je le trouve beau, c’est normal, j’y ressemble comme 2 gouttes d’eau! Malgré le fait qu’il vieillisse et maigrisse à vue d’œil, pour moi, c’est avec amour et admiration que je regarde celui qui vous permet de me lire en ce moment et même, ultérieurement. Je t’aime papa.

Avant de continuer, laissez-moi vous raconter le déroulement de la journée de mes 40 ans. C’était samedi passé. Bref, j’étais en plein exercice d’hypnose ericksonienne lorsque, l’apprenant, me répètent avec exactitude les paroles que je lui ai dit préalablement. La précision et le tranchant de ses mots qui sont en fait les miens ont d’une certaine façon fait Hara-kiri et traverse enfin mon armure. Au lieu que ce soit du sang qui coula, ce fut un flot de larmes. Pour commencer, comme un robinet qui voulait m’infliger le supplice de la goutte d’eau. Par la suite, la chapelure s’est métamorphosée en cascade comme celle de Skógafoss, souvenir d’Islande à l’automne 2016. Révélation! C’était la première fois de ma vie que je me suis ému de l’être que je suis. Je vivais une sympathie et empathie réelle envers moi-même. Le sauveur compulsif que je suis a eu envie de s’appliquer sa propre médecine et de se sauver lui-même! Ce fut toute une claque dans la face! Ma joue droite, rouge de douleur et d’humilité. En bon sadomasochiste envers moi, j’ai tout de suite eu envie d’offrir la gauche. J’étais conscient intellectuellement que j’étais dur avec moi. Mais, aussitôt que je commençais à être un peu plus doux et plus dans le cœur, mon ego me convainquait que je méritais tous les châtiments et maltraitances que je m’imposais à tort. Ce fut vraiment un super cadeau qu’en quelque sorte je me suis permis de m’offrir pour mes 40 ans, car maintenant que je sais, je ne peux plus faire semblant que je ne sais pas.

Le parcours entamé depuis le début de l’écriture de ce blogue commence à faire aussi son bout de chemin. Je m’aime déjà plus actuellement qu’hier, ce qui est pour ma part très encourageant et surtout motivant. J’ai réalisé quand m’aimant plus, je vous aime moins. Je m’explique. En assumant mes choix et en me privilégiant, je ne fais plus (essaie de ne pas faire) des choix en espérant avoir une rétroaction positive, pour nourrir un manque d’amour à moi que j’éprouve par, la reconnaissance que vous m’apportez. Oui, j’aime toujours avoir celle-ci, mais, si vous avez envie de me l’offrir gratuitement, je la prends volontiers. Comme si je désire de vous partager, mon amour sans attente, prenez-le et savourez-le, car vous saurez qu’il est vrai, gratuit et sincère. Ce n’est pas qu’avant il ne l’était pas, mais bien que maintenant, il l’est pour les bonnes raisons.

Revenons à aujourd’hui. J’ai suis allé chercher le paternel pour aller déjeuner avec lui. J’ai eu une sublime et enrichissante conversation, je lui ai avoué que si j’avais un si gros besoin de reconnaissance et une si grosse frustration d’échouer. C’est parce que j’ai toujours voulu qu’il soit fier de moi. Sachant que l’école est importante pour lui, et que je ne réussissais pas aussi bien que je le devrais. C’est comme si j’avais enregistré que, si je ne suis pas suffisamment bon académiquement, donc, je ne mérite pas ma reconnaissance, ma fierté, car tu n’es pas assez bon pour en être digne. Je sais aujourd’hui que ce n’était pas du tout le sens du message, mais quand même cela a teinté les 40 premières années de ma vie.

Je travaille fort, pour me défaire de ces croyances limitantes là. Bien que je sais qu’elles sont nuisibles, elles sont persistantes les maudites. Bref, quelle libération de lui dire! Particulièrement, car je me suis responsabilisé en ne l’accusant pas du malheur que j’entretiens depuis jadis. Ce n’est pas de sa faute si j’ai compris ces mots-là avec mon jugement d’enfant. Ça doit être ça, un cerveau-lent!

Par la suite, à l’hôpital, je lui ai lu les 3 blogues (#01 M. Remise en Question!, #02 Méta-Phare et #03 moins fois moins égale plus {– X —=+}) que j’avais écrits depuis maintenant 2 semaines. C’est à ce moment-là qu’il m’a sorti la citation du début de celui-ci.

Voilà pour aujourd’hui.

*Merci de me permettre de vivre tout ça pour m’aider à me pardonner et à me solidifier pour la suite.